// Effet dioxine avenue Parmentier //

AVEC SA BARBE et deux Leica autour du cou, le photographe de L’Humanité en a vu, des soirées électorales à Saint-Denis. Mais ce dimanche soir, il a beau faire, il a du mal avec son cliché. Sur le trottoir du 16, avenue Parmentier, dans le 11e arrondissement de Paris, devant le siège de « Bouge l’Europe ! », où se tient pour la première fois la soirée du PCF, dans son téléphone portable, il articule patiemment à sa rédaction : « Je te dis que j’en trouve pas, des souriants ! »

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// M. Mélenchon : « Mieux vaudrait perdre la Corse que la République » //

Le ministre délégué à l’enseignement professionnel, Jean-Luc Mélenchon, écrit, dans une tribune publiée par l’hebdomadaire Marianne (daté 28 août-3 septembre), qu’à ses yeux « mieux vaudrait perdre la Corse que la République ». « Nous n’en sommes pas là », convient le chef de file de la Gauche socialiste, avant d’ajouter, cependant : « Je refuse aux porteurs de cagoule qu’ils réussissent aussi à pourrir toute la vie nationale et la cohésion de la gauche avec ce qui n’est qu’une déplorable singularité insulaire. » Premier membre du gouvernement à emboîter le pas à Jean-Pierre Chevènement, M. Mélenchon écrit que l’ « ethnicisme sous toutes ses formes est un obscurantisme. Il conduit (…) à l’exclusion, au crime et à la guerre civile. Le dossier corse en est intrinsèquement empuanti. Les habitants de l’île en paient déjà le coût, dans le silence de la peur ».





Le Monde

// Les élus du PS taisent de moins en moins leurs doutes //

ILS NE PARLENT que de ça, ils ont dévoré la presse pendant les vacances et, pour certains, lu de A à Z Pour solde de tout compte, le livre d’entretiens de François Santoni et de Jean-Michel Rossi, avec le journaliste Guy Benhamou (éd. Denoël). Les députés socialistes sont plongés dans le dossier corse. Il n’y a pas que les « pour » et les « contre ». Il y a des élus dubitatifs, des jospinistes qui se découvrent une « fibre républicaine » plus proche de celle du ministre de l’intérieur que du premier ministre. Jamais, sans doute, ils n’ont autant pesé leurs mots pour s’exprimer, au point de réclamer l’anonymat, comme ce jeune député élu en 1997 : « Politiquement, on peut y laisser notre peau. Aucun autre sujet ne nous a autant perturbés depuis trois ans ».

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// Europe : l’hôpital grippé //

SANS ATTEINDRE pour l’instant une ampleur exceptionnelle, la grippe a déjà atteint plusieurs millions d’Européens, provoquant dans plusieurs pays un engorgement du système de santé, du fait des complications médicales qu’elle entraîne, en particulier chez les personnes âgées. Bien que prévisible, puisque survenant chaque année en hiver, ce pic d’activité suffit dans bien des cas à mettre à mal des systèmes de santé reposant sur des modes d’organisation dissemblables, mais ayant le point commun de travailler quasi en permanence au bord de la saturation. C’est le cas en France où l’épidémie a déjà touché plus de 1,4 million de personnes. En Italie, deux millions de personnes seraient clouées au lit, surtout dans le nord du pays, et le nombre de nouveaux cas par semaine atteindrait 500 000, selon la responsable des études épidémiologiques de l’Institut supérieur de la santé. La saturation des établissements hospitaliers est telle que la préfecture de Milan a demandé l’ouverture aux civils de l’hôpital militaire et que les autorités romaines envisagent cette éventualité. Pour Fabrizio Pregliasco, responsable du centre de surveillance des épidémies de l’université de Milan, cité par l’AFP, « l’épidémie qui touche en ce moment l’Italie n’est pas pire que les années précédentes. Mais elle est survenue en pleine saison des vacances de fin d’année alors que trois médecins de famille sur quatre étaient en congé ». La grippe a déjà fait 19 morts dans la péninsule.

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// M. Jospin place M. Chevènement devant ses responsabilités //

Même ses amis ne savent plus trop quoi dire. Tous le croient démissionnaire et tous le voient assumer tranquillement ses fonctions de ministre de l’intérieur. Tous le pensaient en compagnie de Lionel Jospin à La Lanterne, cette jolie résidence de week-end des premiers ministres, en train de mettre au point, dimanche, les conditions de son départ et tous ont entendu le chef du gouvernement annoncer aux journalistes présents : « Je ne verrai pas Jean-Pierre aujourd’hui. » Ses collaborateurs du ministère ont pourtant commencé à faire leurs cartons. Lundi, un déjeuner de cabinet autour de Jean-Pierre Chevènement est censé faire figure de déjeuner d’adieu. Mais personne ne se risque plus à dire avec certitude quand le ministre partira.

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